Lycéen-ne-s et étudiant-e-s dans la rue, la lutte continue !

Pour répondre à l’appel de la coordination nationale étudiante, le comité de mobilisation de l’Université de Nantes et la coordination inter-lycéenne ont organisé ce mercredi 20 avril 2016 une manifestation pour exiger le retrait total du projet de réforme du code de travail.

Dans un contexte répressif, orchestré d’une main de fer par la Préfecture et largement relayé médiatiquement, de nombreux contrôles et intimidations ont été effectuées avant même le début de la manif. Après un pique-nique organisé à Hôtel-Dieu, nous sommes parti-e-s en cortège avec l’intention de suivre le parcours préalablement établi. C’était sans compter sur l’omniprésence policière qui, postée à chacune des intersections menant à l’hyper-centre, a empêché à maintes reprises le cortège d’avancer. La manifestation a donc continué sur le cours des 50 Otages pour se rendre aux nefs de l’île de Nantes, en suivant la ligne de tram entre Commerce et Médiathèque. Soulignons la présence d’un cortège féministe qui a pris sa place derrière la banderole « Les femmes c’est comme les pavés, à force de marcher dessus, on les prend dans la gueule », et du collectif de travailleur-se-s précaires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Après de nombreux tirs de lacrymogène, le cortège d’au moins 2000 personnes s’est arrêté sur l’esplanade entre les machines de l’île et le carrousel pour y tenir une  Assemblée Générale.

Plusieurs prises de paroles ont rappelé que le 28 avril doit être une journée de mobilisation massive. Le retrait de la « loi travail » ne pourra être arraché que par la convergence des luttes des étudiant-e-s, des lycéen-ne-s, des salarié-e-s et des travailleur-se-s privé-e-s d’emploi en construisant tou-te-s ensemble la grève générale reconductible, seule à même de paralyser l’économie et imposer au gouvernement le rapport force qui le fera plier. Ce fut aussi l’occasion pour certain-e-s lycée-ne-s de se rencontrer et de s’organiser en vue de la prochaine manifestation.

Pendant ce temps, la police se déployait massivement sur le pont Anne de Bretagne afin d’interdire à la manifestation tout retour dans le centre ville. Après des tentatives infructueuses de passer, mains levées devant le barrage policier, la manifestation a subit des gazages massifs, des charges de la bac et des tirs de flashball ou de grenades désencerclantes. Plusieurs blessé-e-s sont à déploré-e-s et deux personnes ont été interpellées à cet endroit. Malgré cette répression et la crainte d’une prise au piège sur l’esplanade, le cortège a su se reconstituer pour organiser un retour vers le centre-ville. Groupée, avec une détermination et une ambiance intactes, la manifestation a réussi à outrepasser les provocations et pièges policiers pour ramener tout le monde au centre-ville.

Continuons à être présent-e-s dans la lutte lors des actions organisées avec les travailleur-se-s, et en manifestation le 28 avril !

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